mardi 2 février 2016

תודה -Seigneur ευχαριστώ

Merci !
Chers paroissiens,
votre carte m'est parvenue aujourd'hui. Je constate que dans ce sens-là, ça va vite... Dans l'autre, mieux vaut s'armer de patience...
Merci des photos de l'ordination de Paul.
Quelle joie lorsque ce soir, je me suis assis à ma place à table et que j'ai trouvé votre carte. D'où cela peut-il venir ? C'est la première lettre que je reçois depuis mon arrivée ici !
Dimanche, matinée calme avec la messe, désormais habituelle à la paroisse Saint-Sauveur. Avec tout de même, la présence d'un groupe de pèlerins du diocèse de Périgueux emmenés par le P. Christophe, ancien du Biblicum comme moi (juste un peu plus ancien). Il connaît bien le P. Geoffroi, un autre ancien du Biblicum (juste un peu moins ancien que moi). Du coup, la deuxième lecture de la messe fut lue en français ainsi que quelques parties de la prière eucharistique. Après la messe, café partagé dans la salle paroissiale. J'ai un peu parlé avec quelques-uns des pèlerins.
L'après-midi, après le très bon repas partagé avec les Frères, je suis allé marcher en ville. D'abord, passage au Mur occidental pour préparer une visite du tunnel puis, je suis descendu dans la vallée du Cédron puis j'ai bravement fait l'ascension du Mont des Oliviers. Arrivé au Dominus Flevit, je me suis dit que je pourrais profiter du calme du lieu (il n'y avait presque personne). Le gardien m'accoste, me demande d'où je viens et finalement, il me présente le supérieur du couvent franciscain (un conventicule devrais-je dire !) du lieu. C'est le P. Sebastian, il est irakien (de Ninive) mais vit dans le pays depuis plus de 20 ans. C'est un personnage assez improbable. Il parle un français très correct et le voilà qui me propose de boire quelque chose au couvent.
Jérusalem, vue du Dominus Flevit
(le Collège des Frères est au fond au milieu, derrière les deux coupoles du St-Sépulcre)
Depuis quelques mois, le couvent est placé sous la surveillance de soldats israéliens, à cause de problèmes de voisinage : une maison dépendant du couvent avait été occupée illégalement par des musulmans et ils n'ont pas supporté d'être délogés. Du coup, ce sont des vexations, des jets de pierre, des insultes... 
Le P. Sebastian m'a offert un véritable thé au citron (thé vert infusé dans du vrai jus de citron dilué ⅓-⅔). On a bien tchatché. Il m'a même proposé de me montrer Emmaüs-Qubeibeh (un des trois Emmaüs puisqu'on ignore où se trouve l'Emmaüs évangélique) mais je n'avais pas mon passeport... et je ne pouvais donc pas franchir la frontière, puisque cet Emmaüs-là, se trouve près de Ramallah. Le P. m'a donc ramené à la maison.
Descente acrobatique dans le chemin du Dominus Flevit... puis remontée expresse vers la Porte de Damas. J'ai admiré la conduite sportive du P. (un brin flippante tout de même).
Retour à la maison, j'avais du temps pour aller courir.
Lundi et mardi, journée à la Bibliothèque, j'ai annoté le chapitre 22 de l'Apocalypse entre critique textuelle, comparaison des versions, notes de vocabulaire, références marginales, citations patristiques... Une quarantaine de notes sur ces deux jours, plus quelques corrections dans mes traductions. Mais à part ça, ce fut calme et je n'ai pas pris de photos ! Celle qui illustre ce message date de 2007.
À bientôt,
Étienne+

Petit ajout : il est 14h50. Il y a une heure, je suis retourné à l’École pour y étudier. Ce matin, je m'étais dit que je pourrais changer d'itinéraire et passer le long des murailles jusqu'à la Porte de Damas pour ensuite remonter la rue de Naplouse. Finalement, en sortant du Collège, la force de l'habitude m'a fait prendre le chemin que je prends chaque jour. Bien m'en a pris parce qu'en arrivant à l’École, j'ai entendu une série de détonations provenant de la Porte de Damas... Maintenant, je viens de regarder sur Internet et j'ai les infos : deux jeunes soldates israéliennes ont été blessées. Les terroristes semblent avoir été lourdement armés si l'on en croit la presse locale

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