mercredi 29 mai 2019

Le temps de mon départ est venu (2Th 4,6)

ὁ καιρὸς τῆς ἀναλύσεώς μου ἐφέστηκεν
ho kairos tès analuseôs mou ephestèken


Chers amis,
Dernière semaine à Jérusalem… Ce fut studieux.
Vendredi, j’ai fait « grève de bibliothèque » : la météo prévoyait 40° ! (il n’a fait que 38,6, soit 13° au-dessus des normales saisonnières !) et avec la prière du vendredi et l’affluence du Ramadan, la circulation est impossible entre la porte Neuve et l’École biblique. Grève de la bibliothèque ne signifiait pas chômage technique : j’avais prévu du travail, lecture et rédaction.
Samedi matin, j’étais à la bibliothèque.
Dimanche, je suis allé à Abu Gosh en tram et en bus. La messe était belle et marqué par un gros groupe d’Américains de l’Oregon. Du coup, pour l’apéritif, il n’y avait presque personne : nous étions cinq avec les frères. Ce qui nous a permis de nous asseoir et de deviser tranquillement tous ensemble, en sirotant un Martini, de l’arak, ou un jus de fruit. Je suis resté pour le déjeuner (des frites !) Après la vaisselle, frère Brice et frère Jean-Michel se sont mis en pékin pour aller voter au Consulat. Ça fait drôle lorsqu’on est habitué à les voir en blanc.
Denis m’a raccompagné en ville et j’en ai profité pour me faire déposer à proximité d’une maison d’édition où je voulais faire un achat. J’ai vite trouvé les bureaux et le gars était super sympa. Il m’a fait asseoir et m’a proposé de prendre un verre d’eau. Il m’a montré sa fille, Naomi, quatre mois et souriante. Puis je suis rentré au Collège. J’y retrouve le frère Fadi, visiteur du district Moyen Orient, arrivé pour quelques jours.
Lundi, journée bibliothèque, après la messe matinale à l’Ecce Homo. Le soir, je suis allé apéritiver-dînatoirement chez Laurence et Laurent-Pierre. Une manière de se saluer avant mon départ, de prendre des nouvelles de Laurence en convalescence de sa fracture. Leur fille Marie avait passé l’oral de latin le matin même. Soirée sympa et que je n’ai pas prolongée car j’étais fatigué et mes hôtes aussi. En rentrant, j’ai découvert un magasin de perruques. Splendide !
Mardi bibliothèque. J’ai libéré mon plan de travail en plusieurs jours. Je suis sorti vers 17h. Douche rapide puis je suis allé à l’Ecce Homo. La communauté du Chemin Neuf qui anime le lieu avec les Sœurs de Sion avait invité les quelques prêtres qui venaient célébrer la messe en semaine chez eux pour une messe d’action de grâces. J’avais prévu de ne pas présider (≠ je n’avais pas prévu de présider), c’était sans compter le complot des autres pour me confier cette charge… Moi, bonne poire, j’ai présidé.
Après la messe, repas sur la terrasse. Il était 19 heures, la lumière exceptionnelle et le vent frais après la touffeur du jour. Et le repas a été très joyeux et familial. Une vraie grâce.

En repartant, il y avait foule dans la rue. En ce temps de Ramadan, la rue est éclairée comme pour Noël chez nous et les gens vont faire l’iftah, le repas nocturne du Ramadan sur l’esplanade des Mosquées. Malgré l’heure avancée, il y avait du monde dans la rue et beaucoup d’enfants. Les soldats israéliens avaient mis des barrières partout et j’ai craint un moment de ne pas pouvoir remonter la Via Dolorosa. Ouf, ça passait. Je me voyais mal faire le grand détour par la porte de Damas…
De retour au Collège, je trouve une certaine agitation : un morceau du plafond venait de tomber dans la cuisine… Heureusement que ce n’est pas arrivé dans la journée quand Suzanne est là !
Mercredi matin, au petit déjeuner, j’ai salué les Frères qui partaient au Collège de Jaffa pour la visite par le Frère Fadi. Ils passent la soirée à Bethléem pour saluer le Frère Denis, australien, qui rentre au pays après quelque temps de service à l’Université de Bethléem.
Dans la matinée, j’ai assisté à la soutenance de thèse du frère Kevin Stephens, un dominicain américain (c’est lui qui avait été élu premier délégué des étudiants il y a trois ans avant de partir en vitesse, un mois plus tard, me laissant assumer la charge après lui !). Il a parlé de son travail sur Is 7-8 et Is 20. Il a un accent américain à couper au couteau et j’ai eu un peu de mal à le suivre (surtout que l’acoustique de l’Aula Magna est catastrophique). Mais c’était intéressant et les questions du jury pertinentes (beaucoup plus que pour la soutenance de Nicola) Il y a même eu quelques éclats de rire. Surtout quand Kevin a dit qu’à ce moment-là, il utilisait le genre rhétorique “épidictique” (celui du professeur avec ses élèves) et le P. Garuti, lui a fait remarquer qu’il était devant un jury, et qu’il y avait donc certainement un peu de genre “judiciaire” (comme un plaidoirie ou un réquisitoire).
Retour à la maison, j’ai mangé seul avec Pedro. J’ai salué Shadi et Suzanne.
Ménage, formalités, bouclage de la valise. Je prend le tramway vers 19h.

À bientôt,
Étienne+

jeudi 23 mai 2019

Les hommes furent chauffés d’une grande chaleur (Ap 16,9)


ἐκαυματίσθησαν οἱ ἄνθρωποι καῦμα μέγα
ekaumatisthèsan hoi anthôpoi kauma mega

Chers amis,

Comme le titre de ce billet l’indique, il faut chaud… Nous avions oublié que nous étions au mois de mai avec des températures très fraîches. Mais depuis mon anniversaire, il fait chaud. Et on annonce 38-39° demain !
Vendredi dernier, le P. Sami, mon voisin de bibliothèque m’avait invité pour la messe paroissiale en arabe qui est célébrée au Saint-Sépulcre. Il est franco-libanais, de rite maronite. À 7 heures, nous étions donc dans la tombe pour la messe. Il y avait une quinzaine de paroissiens (dont certains que je connais) plus deux ou trois Français clandestins invités par Sami mais dont la présence a énervé le franciscain de la sacristie…
Au cours de la messe, nous avons prié, à la demande d’une dominicaine de la Maison d’Abraham pour la paix au Burkina Faso. Le dimanche précédent, un prêtre et plusieurs fidèles ont été tués ; le lendemain, quatre personnes encore, au cours d’une procession mariale et le jour même de notre messe, un salésien espagnol a été poignardé. La sœur portait cette situation avec une douleur visible. Le “pays des hommes intègres” ne mériterait-il plus son nom ?
Au Saint-Sépulcre, à cette heure-là, il y avait beaucoup de femmes musulmanes qui visitaient… Elles devaient profiter d’un peu de temps avant la prière du vendredi sur l’esplanade des mosquées pour faire du tourisme. En sortant, il y avait même trois paires de chaussures à l’entrée ! Mais il n’est pas impossible que ces chaussures aient appartenu à des chrétiens coptes ou éthiopiens, qui se déchaussent avant de rentrer dans l’église.
Après la messe, Sami m'a invité à prendre le petit-déjeuner au foyer maronite. Nous avons félicité Sœur Jeanne qui a renouvelé ses vœux (à l'occasion de son anniversaire de profession perpétuelle). Il y avait quelques sœurs de la charité d'Ain Karem. Petit déjeuner comme on fait ici : œufs au plat, fromage, café, pain libanais...
Bonne journée de travail, malgré l’état de siège de la ville pour cause de prière du vendredi.

Le soir, j’étais invité chez Michelle et Denis. J’ai sympathisé avec Michelle il y a trois ans et demi, pendant le cours de topographie de l’École Biblique. Son mari est proviseur du Lycée Français de Jérusalem. Ils quittent la Terre Sainte en juin pour aller s’installer à Londres dans un Collège bilingue privé. Une nouvelle aventure !
Ils avaient invité Dorothée et Denis de Bethléem et d’autres personnes. Bref, soirée sympathique. Pendant l’apéro, on a vu – enfin, surtout entendu – passer en contrebas sur l’avenue du roi George (V, comme l’hôtel) une manifestation de Juifs orthodoxes qui protestaient contre l’Eurovision à Tel Aviv. Les répétitions du vendredi soir ont suscité leur colère et le grand rabbin ashkénaze d’Israël a décrété la prolongation du shabbat d’une heure pour compenser cette transgression. Ils hurlaient en marchant, suivis par la police. Y a des gens qui ont le chic pour se pourrir le vendredi soir.
Samedi matin en bibliothèque. L’après-midi, j’ai profité d’une relative fraîcheur pour aller me balader. Le temps était magnifique mais le vent d’ouest soufflait fort et faisait tomber la température.
Dimanche matin, j’avais rendez-vous avec Laurent-Pierre et Laurence pour me conduire à Abu Gosh. Laurence est rentrée de deux semaines en France pour se faire opérer de sa fracture à la cheville. Maintenant, elle doit rester immobilisée encore un mois.
Très belle messe à Abu Gosh, avec beaucoup de monde. J’ai eu un petit coup de mou pendant l’homélie de Frère Brice. Dommage, car j’aime bien son humour piquant et espiègle.
Non, ce n'est pas une carte postale ! C'était comme ça l'autre jour !
 L’apéro post-eucharistique a été très sympa : beaucoup de monde à saluer et avec qui parler, échanger des nouvelles… Là, je suis parti avec Denis et Dorothée vers Palmaḥîm, la plage la plus facilement accessible depuis Jérusalem. La plage est située dans un parc naturel coincé entre un kibboutz et une base militaire (c’est là que sont situés certains équipements du Dôme de Fer destiné à protéger Israël des roquettes gazaouies). Le dimanche, c’est sympa, il n'y a pas grand monde mais je n’ose même pas imaginer les foules du shabbat… Ça doit être un beau בָּלָגָן (pour une traduction soutenue, on peut dire “désordre”) ! Du coup la fréquentation est plutôt goy et catho...
Nous retrouvons Denis, Michelle et Lea (leur fille), Annemieke et son mari qui, moins pieux que nous, sont déjà là depuis un petit moment. Après le pique-nique, une baignade dans la Méditerranée. L’eau est un poil fraîche mais je ne gâche pas mon plaisir… Après une sieste à l’ombre (il y a des sortes de parasol fixes en palmier), je retourne me baigner. Super après-midi !
Retour à Jérusalem assez facile.
Lundi matin, messe à l’Ecce Homo. Journée à la bibliothèque (c’est d’un original). En sortant, je suis allé prendre l’apéritif chez Caroline, spécialiste de Philon d’Alexandrie. Nous avons bu un bon vin de Judée, “Petit Castel”, en le goûtant, j’ai pensé à un Bourgogne. En regardant sur Internet, j’ai vu que ce sont les vignes que j’ai traversées pendant ma balade du lundi de Pâques.
Les vignes du Domaine du Castel depuis les ruines du château croisé de Belmont
Mardi, normal… Mercredi matin, dernier cours avec le P. Dominique-Marie. C'était passionnant et il a parlé de choses nouvelles qu'il a découvertes après la soutenance de sa thèse. C'est donc top secret et il nous a demandé de ne pas prendre de photo des plans qu'ils a projetés ni d'en parler sur Internet... Je me cantonne donc à vous dire ça, sans plus. Il faudra attendre la publication ! Le reste de la journée fut normal avec la messe à midi à l’ÉBAF. Le soir, toutefois j'étais invité, dans le jardin de l’ÉBAF à un barbecue organisé par Loïc et Sophie avec leur groupe d’amis et les quelques prêtres qu’ils ont invités tout au long de l’année pour les séances de “catéchisme”. C’est pour ce groupe que j’ai fait un topo sur l’Apocalypse il y a trois semaines à Abu Dis. L’ambiance était super, on a bien discuté, refait le monde, parlé de nos projets…
Ce jeudi, travail à la bibliothèque. J’ai rencontré Anthony qui m’a encouragé et nous avons fait des plans pour la suite. Bon échange stimulant.
À la maison, je me calfeutre dans ma chambre avec un brin de clim… On respire.
À bientôt,
Étienne+


jeudi 16 mai 2019

(2Ch 22,2) בֶּן־אַרְבָּעִים וּשְׁתַּיִם שָׁנָה

ben-ɔarbācîm ûštayim šānāh

Chers amis,
Ça n’a pas manqué. À peine vous avais-je parlé de la douceur de ce début de mai que la chaleur de l’été nous est tombée dessus avec une violence qui nous fait comprendre qu’elle est bien installée.
Samedi, matinée bibliothèque et l’après-midi, une petit balade mais pas trop longue. En début de soirée, Laurent-Pierre m’a récupéré et nous sommes allés dîner chez Denis et Dorothée à Beth Jala, à côté de Bethléem : bière de Taybeh, grillades et salade de fruits. Et puis une compagnie agréable et drôle.
Dimanche matin, je suis allé célébrer la messe à la Maison d’Abraham : les scouts de France de Jérusalem avaient leur dernière sortie dominicale. J’ai donc célébré pour une douzaine de louveteaux (chemises oranges) et une dizaine de pionniers (chemises rouges). La fresque de la chapelle de la Maison d’Abraham m’a donné des distractions pendant l’oraison avant la messe : il y a des inscriptions en latin et en syriaque. Le lendemain, je les ai déchiffrées.
Après la messe, on a discuté un peu avec les jeunes et les responsables.
Déjeuner avec les Frères, ce qui est finalement rare. Le dimanche, Suzanne la cuisinière n’est pas là. Souvent c’est donc le Frère Rafael qui cuisine : une petite salade thon-olives, une omelette… Un peu de simplicité !
Lundi matin, messe à l’Ecce Homo. Journée de travail. Je dépiaute la quatrième béatitude.
Le soir, je suis monté sur le toit des Frères pour voir le “coup de canon” qui signale aux musulmans que le soleil est bien couché et qu’ils peuvent se mettre à manger. En fait, ce n’est pas un canon, mais une simple fusée de feu d’artifice. On voit donc une petite flamme qui monte vers le ciel et provoque un petit nuage de fumée, le bruit de l’explosion n’arrive qu’avec deux longues secondes de retard. Pour le spectacle, c’est tout ! Et je me suis aperçu cette semaine, qu'il y avait aussi un “coup de canon” le matin, vers 4 heures (je l’ai entendu, mais je n’ai pas vérifié l’heure !)
Mardi, j’ai quitté la bibliothèque un peu plus tôt qu’à l’habitude. À 17 h, nous devions partir pour Bethléem pour la messe de saint Jean-Baptiste de La Salle, à 18 h. Il fallait bien une heure pour faire les 10 petits kilomètres qui séparent les deux villes. Déjà pour faire les 100 premiers mètres, il a fallu 10 bonnes minutes : un faouda de bagnoles à la porte Neuve, entre ceux qui voulaient rentrer, ceux qui voulaient sortir et ceux qui étaient garés et ne voulaient pas bouger… Délices de l’Orient.
La messe était présidée par le curé de Taybeh, ancien du Collège de Jérusalem. Concélébraient, en plus de moi, le Père Peter Du Brul (sj) et un prêtre melkite dont la fille enseigne à l’École de Bethléem. Après la messe, il y avait évidemment un repas : mezzeh divers (crudités, hummus, moutabbal) et du riz et du poulet. En revanche, pas de bière ou de vin, seulement des jus de fruits, du coca et du lait d’amande (la boisson spéciale du Ramadan, paraît-il, qui permet de ne pas avoir – trop – soif après). En dessert, des katayef, pâtisserie spéciale ramadan, là aussi. Imaginez une sorte de chausson aux pommes sans pommes et sans pâte feuilletée. Vous voyez ? Non ? Tant pis ! C’est une petite crêpe roulées en chausson et fourrée avec des tas de bonnes choses (sucrées, crémeuses, mielleuses…). La version fromage ne m’a pas convaincu (imaginez une crêpe au Babybel® fondu…) mais celle avec les fruits secs (noix, cajou, amandes) est délicieuse.
Après le repas, bingo ! Les Palestiniens adorent ce jeu ! En fait, c'est exactement la même chose que notre loto. Les cartons sont organisés d'une manière strictement identique. En fait, on distribue des papiers sur lesquels sont inscrits six grilles. Les chiffres sont dits au fur et à mesure (en arabe, ça fait réviser !) et au début, il faut remplir une ligne (notre quine) puis deux et enfin un carton plein. Les lots sont un peu babioles et broutilles : une bouteille de lessive, un service à café (qui fait mal aux yeux), des verres... La seule différence avec Saint-Didier où le loto est une affaire sérieuse, qui exige silence, concentration et méticulosité... A Bethléem, vous vous doutez bien que c'était un peu le b... le faouda... (فوضى )
Au retour, Frère Daoud nous a mis dans le coffre de la voiture deux grands bacs en inox avec des restes de riz et de poulet du repas. Et nous voilà partis…
Arrivés au check-point, nous sortons nos passeports et la soldate a ouvert le coffre (en fait, une odeur de poulet flottait dans la voiture). Elle nous a demandé ce que c’était… Le Frère Rafael leur a dit en riant : We have been invited. Feel free to take some of it if you want. Elle nous a demandé si nous étions כמרים (= prêtres chrétiens) Les Frères étaient en soutane et en rabat. On n’a pas perdu de temps à leur faire un cours de droit canonique sur la vie consacrée, le sacerdoce ministériel, etc. On a dit oui. Et au revoir ! L’une des filles parlait espagnol.
Mercredi matin, je ne suis pas allé à la bibliothèque. En fait, je devais aller au Consulat pour faire ma procuration pour les élections. J’avais rempli puis imprimé le papier, prévu mon passeport et même de la lecture pour attendre. Je rentre dans les bureaux et il y avait une trentaine de petits vieux qui venaient faire leur certificat de vie (ça leur permet de toucher leur retraite !). J’ai cru que j’allais y passer la matinée. Finalement, j’étais assis depuis 10 secondes que la dame du bureau n° 2 m’a fait rentrer. Merci Seigneur. En cinq minutes, c’était bouclé.
De retour au Collège, j’ai fait un détour par l’hôpital français, juste en face de chez moi, de l’autre côté du boulevard. C’est là que le P. Charles, abbé d’Abu Gosh est hospitalisé. J’ai seulement eu à me présenter à l’accueil que la jeune femme m’a indiqué le numéro de la chambre et l’étage ! Arrivé au second, même pas besoin de chercher mon chemin : « Vous cherchez la chambre n° tant ? C’est au bout du couloir à gauche ». En fait, je voulais regarder d’abord l’armorial de la première et de la deuxième croisades qui orne le mur du couloir. Il date des débuts de l’hôpital (fondé en 1896, construit sur le site de l’hôpital de l’Ordre de Saint-Lazare de l’époque des Croisés).
Photo : https://www.lpj.org/les-fresques-historiques-de-lhopital-saint-louis-en-cours-de-restauration/?lang=fr
Regardez le détail qui me touche...
Finalement, je trouve le P. Charles sur la terrasse ouest assis sur une chaise à l’ombre de l’auvent (normalement, je vois cette terrasse depuis ma chambre). Nous avons passé un petit moment à deviser. Je l’ai trouvé amaigri et diminué mais alerte pour la discussion. Je ne me suis pas attardé mais depuis, je regarde s’il est là à prendre le chaud sur la terrasse.
L’après-midi, j’ai travaillé à la maison. Le soir, la messe était à nouveau celle de la fête saint Jean-Baptiste de La Salle. Normalement, ce saint est fêté le 7 avril, jour anniversaire de sa mort en 1719, mais les Frères ont demandé un indult à Rome pour célébrer la solennité de leur fondateur le 15 mai, anniversaire du jour où Pie XII l’a proclamé patron de la jeunesse et des éducateurs, puisque le 7 avril tombe pendant le Carême et même parfois pendant la semaine sainte.
Jeudi enfin, journée calme à la bibliothèque. Les étudiants sont en Jordanie toute la semaine et ont laissé un peu de vide…
Demain, vendredi, je crains les foules de la semaine dernière…
À bientôt,
Étienne+